Gazette de l'OSGL Rugby N°3

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Gazette de l'OSGL Rugby

Infos & humours - Numéro 4

vendredi 6 décembre 2019
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Edito

A la une : Paul-Eric Jeannerot

De cet être légendaire que nombre de saint-genois ne connaissent que par le nom du challenge qui porte son nom ne reste aujourd’hui qu’une carcasse décatie et des charentaises usées.

Cet homme, car c’est un homme, est une des rares personnes à donner son nom à un challenge de son vivant, ce qui n’est pas fréquent. Admettons que le challenge Paul-Eric n’est pas aussi prestigieux que le challenge Yves du Manoir, il est au rugby ce que la rillette est à la cuisine gastronomique mais on s’en fout car on aime les rillettes… La cuisine gastronomique aussi mais on n’a pas les moyens et, en ces temps de bac de philo, je vous laisse méditer sur cette phrase : quand on n’a pas ce qu’on aime, il faut aimer ce qu’on a. Vous avez 4 heures.

Paul-Eric Jeannerot est un homme, car c’est un homme, qui fut un des piliers (c’est une métaphore) du club de Saint-Genis Laval, aux côtés de Christian Cappé et Jean-Baptiste Quessada (avec 2 « s », rien à voir avec Gonzalo). Il contribua à faire de de notre club aimé ce qu’il est devenu aujourd’hui, un grand club dirigé par un tout petit président par la taille mais immense par la fourberie.

Que dire de cet homme ? Car c’est un homme, on me le confirme dans l’oreillette. A leur arrivée à St Genis, les joueurs pionniers découvrirent rapidement cet être au physique surprenant et au discours confus, ils se prirent rapidement également d’amitié pour lui. Ce qui fait dire qu’en ce monde, tout n’est pas forcément rationnel.

Jugez plutôt : longtemps responsable des repas d’après match ou d’après entraînement, cet homme de goût savait magnifiquement marier les plats les plus raffinés (comme le pétrole) avec les vins les plus subtils. Aujourd’hui, la madeleine de Proust des anciens de St Genis se résume à une association pâté de campagne en bocal de 3kg-vitriol première pression à froid. Un menu qui s’apprécie une fois et c’est tout et qui fait depuis le bonheur des gastro-entérologues de la région.

Certains se rappellent encore de ce coq au vin succulent, préparé par Paul-Eric un soir d’entraînement. De la marmite, un des joueurs retira un fémur d’une trentaine de centimètres et une terreur qui ne l’a plus quitté depuis.

Paul-Eric fut également responsable de la trésorerie du club et du recouvrement des ardoises à l’époque des francs. Il ne manquait pas d’accueillir chacun des joueurs et des piliers… de comptoir par un petit mot personnalisé du style : « Dis-donc petit, tu nous devrais pas 50 francs ? »

Paul-Eric Jeannerot fut et reste le premier supporter du club, supporter bruyant toujours accompagné de sa mythique corne de brume. Corne de brume qui avait pour effet d’amuser les adversaires et d’agacer les saint-genois puisqu’elle était utilisée uniquement quand l’équipe était mal en point. Ce qui peut expliquer l’agressivité de certains qui auraient secrètement souhaiter lui coller sa corne où vous savez.

Enfin, Paul-Eric Jeannerot était un as de la chanson d’après match. Chansons fines pour la plupart comme par exemple « La bite à Dudule », un bonheur pour les amoureux des chansons à texte et à gestes.

Aujourd’hui, Paul-Eric Jeannerot a l’âge qu’il semblait avoir il y a 30 ans et a conservé cet amour pour les vins nobles, la boustifaille étoilée et la musique baroque. Cet homme, car c’est un homme, est à lui seul une partie de l’Histoire vivante de notre beau club. Et pour ceux qui auront, le plus longtemps possible espérons-le, le privilège de le rencontrer, ils auront l’occasion de se demander : est-ce l’homme qui fait l’Histoire ou l’Histoire qui fait l’homme ?
Vous avez 4 heures.

 

Les CHALLENGES du 11 mai 2019 :

Samedi 11 mai à Beauregard, 13 clubs se sont retrouvés afin d’en découdre lors des challenges Yvan CLOZEL, Jean-Louis CAYRON et Paul-Eric JEANNEROT dont le corps était d’ailleurs présent pour l’occasion mais dont l’esprit était resté apparemment bloqué à 1953, date de l’élection de René Coty à la présidence de la république.

Passons sur l’énorme machine mise en place par le club pour faire jouer, manger et rire 620 jeunes ainsi que leurs accompagnateurs mais attardons-nous plutôt sur quelques citations toutes authentiques, nous pouvons fournir les enregistrements aux plus sceptiques des fosses (cependant pour être honnête, certaines réponses ont été sorties de leur contexte, nous demandons par conséquent à certaines personnes mises en cause de ne pas se formaliser).

Les journalistes de la gazette de l’OSGL prirent tous les risques pour obtenir des scoops, des révélations, des confidences au plus près des joueurs et des organisateurs de l’événement.

Un thème central et fort intéressant : la météo

Ils nous en ont tous parlé car il faut dire que de gros orages avaient été annoncés. Au lieu de cela, chacun est rentré chez lui avec des coups de soleil sur son petit crâne dégarni ou sur sa nuque à la peau si délicate. Mais qu’en ont dit les intéressés :

Nathalie LOUHET : « On a beau temps et tout se passe bien. »

Bernard BOUISSET : « J’espère que le temps va vraiment rester au beau fixe comme ça. Il fait pas trop chaud et puis il pleut pas. »

Cyril CHAUREL « Le temps tient pour l’instant, croisons les doigts. Il y a un petit crachin de Vendée mais ça va tenir, ça va tenir. »

Et quelques heures plus tard, le même Cyril CHAUREL : « Heureusement pour nous la météo s’est plantée, pourvu que ça dure. »

Lionel SOUQUIERES : « Temps magnifique, ambiance géniale, on est heureux.  »

Et enfin, alors que chacun semblait d’accord pour dire que le temps était miraculeux, un inconnu nous fit une révélation qui vint bousculer les idées reçus, casser les codes…

Eric SOUVY : « Ça manque un petit peu de soleil, il commence à faire un peu froid. »

Mais qui es-tu Éric SOUVY ?

Nous sommes tous tombés de nos chaises en apprenant qu’il faisait froid ce jour-là. Il ne restait plus qu’à ranger les casquettes et la biafine. Mais qui est donc ce mystérieux Eric SOUVY ? Nous lui avons demandé directement.

Eric SOUVY : « Je suis un joueur des vétérans en deuxième année. Je suis une légende urbaine. »

L’organisation

Comment réussir un tel événement sans une organisation aux petits oignons ? En parlant d’oignons, nous avons demandé son avis à la femme du président de l’OSGL.

Nathalie LOUHET : « L’organisation, c’est Franckie qui a tout organisé, il a merdé de partout. » 

Merci Nathalie, tu ne perds pas une occasion de débiner tes soi-disant amis.

Nous avons recueilli des avis un peu plus objectifs.

Bernard BOUISSET : « Il y a de belles équipes comme Grenoble, Bourgoin, Le LOU. L’organisation se passe bien, je suis chef de plateau, je suis allé là où il y avait besoin de quelque chose. »

Renaud (éducateur de Rillieux) : « J’aime pas St Genis Laval, j’aime pas les mecs comme toi de St Genis. »  Merci Renaud.

Franck BERARDI (Organisateur vilement mis en cause par Nathalie LOUHET) : « Ah ben je sais pas, je suis petit je sais pas, c’est la première fois que je le fais… J’ai 7 ans… Enfin 37 ans… Enfin 47 ans. Je suis bénévole, je suis l’homme à tout faire, je fais le con, je bois, je fais le con

Mickaël LOUHET (Ze President) : « Chocho, on a commencé avec 25’ de retard et puis alors je sais pas ce que t’as foutu mais Messire il dit que c’était mal organisé. »

Lionel SOUQUIERES : « Organisation au top, un maximum de bénévoles et même des gens qui n’étaient pas prévus qui viennent s’incruster. Je pense que le fait d’offrir le repas du midi a apporté du monde

Un dernier mot de l’organisateur en chef, Cyril CHAUREL : « A la mi-journée, le bilan est très très très positif. »

Enfin, on ne peut pas ne pas citer Yanik dit « Le BIG » pour une réponse parfaitement décalée : « Je dirais que ça a manqué de solidarité en Angleterre parce qu’il y en a une vingtaine qui m’a payé à boire et on était 37 donc y en a 17 qui m’ont farci qui m’ont pas payé à boire. »

 

Le jeu des jeunes saint-genois :

L’organisation, le temps, c’est bien mais le jeu des saint-genois dans tout ça ? Qu’en ont dit nos observateurs ?

Lionel SOUQUIERES : « Je pense qu’il faut qu’ils arrêtent les croissants le matin parce qu’ils ont trop d’apport en glucides et très rapidement, ça s’est évacué dans les vestiaires. »

Les mots de la fin :

Pour terminer et pour redevenir sérieux et ému, voici deux réactions d’un ancien président de l’OSGL et d’un enfant du club.

Jean-Baptiste QUESSADA : « Très heureux d’être à ce challenge notamment vis-à-vis des anciens, je pense à Christian CAPPE, à Yvan et à Paul-Eric. Très heureux de voir tous ces jeunes voir pratiquer le sport qui nous est cher. »

Vivien CLOZEL : « C’est plaisir partage aujourd’hui… Enfant du club, la famille, ma maison. Ce tournoi porte le nom de mon Tonton qui est décédé alors c’est un truc proche de mon cœur et je suis fier d’être là et de voir tous ces gosses là parce que lui, il kifferait. »

Pas mieux. Merci Vivien, merci à tous pour ce magnifique tournoi.

 

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Textes et images : Laurent Bory, Christophe Arago, Jean-Baptiste Jusot & Lionel Souquières.
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